Meschia Sylvian, l’Artiste de la Fusion
Sylvian Meschia, Céramiste d’art, Peintre calligraphe et scénographe
Regard
Ces pièces céramiques uniques viennent-elles d’un musée iranien, exposant les trésors de la mémoire ?
Sont-elles le chapitre vivant du Grand Livre d’un futur possible ?
La danse des particules des hautes peintures Kakemonos est-elle celle de la pulsation des univers ?
Méditerranéen et universel, Sylvian Meschia grave inlassablement sur l’argile et la soie son message céramique et pictural : beauté, paix, unité.
Nourri de textes littéraires et poétiques, d’une calligraphie arabisante, japonaise et chinoise, il pénètre des veines toujours plus profondes du Verbe. Une empreinte méditative, un esprit haïku, la danse et la transe d’écritures automatiques et hypnotiques, l’amènent à l’essence de la lettre, du signe.

L’itinéraire
Des portes du désert au petit village médiéval de Rieux Volvestre, plus occitan que les occitans, amoureux de la poésie et du raffinement des troubadours Sylvian Meschia est autant potier que Céramiste d’art, peintre que calligraphe. Pour avoir été 7 ans régisseur de la maison Jean Villars à Avignon auprès de son successeur et disciple, il est habité par le désir de synthèse d’un art total. Nicolays, Bob Wilson, Agnès Varda a …il a tout vu pour les quarante ans qui ont suivi !
Sa vision de l’art
L’œuvre d’art est la beauté sur terre. La beauté, le sacré, sont de toutes les époques, de toutes les civilisations.
L’artiste transmet des images qui lui viennent d’au-delà. Il se sent intermédiaire entre les dieux et les gens.
L’artiste doit être universel, sinon il n’est pas. Universel, c’est aller vers toujours plus de simplicité, toujours plus loin.
L’art se doit d’être universel, compréhensible par chacun, sans ego.
L’œuvre
5000 ans après les tablettes sumériennes, il crée ses tablettes d’écriture et grave alphabets et images : l’essence de la lettre, le rythme du tracé, signes, fragments de poèmes, collages graphiques et colorés.
La « Céramique fusion », son répertoire de formes et de figures, puise dans le mélange de toutes les cultures, de toutes les mémoires, et célèbre la vie.
Ses grands Kakemonos font de l’espace blanc une danse vibrante de particules.
Le processus de création
La réceptivité et la disponibilité doivent être totales. Faire silence et vide, être présent et accueillir.
Des années de recherches techniques, graphiques, picturales, pour arriver à la maîtrise d’un art céramique et à une pleine expression picturale.
Lorsque l’œuvre arrive, c’est toujours par surprise, à son moment. Mais elle arrive toujours.
Il ne s’agit pas de diriger le processus créateur, mais de se laisser diriger par lui.
Nouvelles formes de spectacles
Créer des céramiques devant un public, avec un musicien, une musique soufie, profonde, hypnotique, peindre à l’encre sur de grands tissus blancs, accompagné d’un joueur de malouk, la guitare iranienne, investir les rues de villages ou de villes de kakemonos géants, projeter de nuit des calligraphies lumineuses sur la façade de cathédrales, tracer des chemins de poésies imprimées … De la miniature céramique aux formats monumentaux en tirages numériques sur bâche, il peut tout créer, pour une improvisation théâtrale, musicale, calligraphique.
Quel changement du regard apporte-t-il ?
La transmission et le pont des temps : héritier de tous les scribes qui ont écrit sur l’argile depuis des millénaires, peut être retrouvera-t-on ses écritures venues du futur dans 5000 ans ?
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