Archive for essence:
Parcours d’Isabelle Jeandot
Née en 1966 à Lons le Saunier (Jura)
Licence de psychologie en 1988
Formation artistique à l’Atelier Jean Pons de 86 à 91:
• sculpture sur bois et pierre
• dessin classique
• créativité “cerveau droit”
Sculpture sur bronze depuis 1993
Commande privée : création d’un escalier monumental 1999
Sculptures monumentales pour commandes publiques et privées depuis 2009
EXPOSITIONS PERSONNELLES
Galerie Rose Art, Vernantois: 1995 et 96 Galerie Azur, St Paul de Vence , 2003 Galerie Sylvie Platini, Annecy: 2001 et 2004 Galerie Marbach, Mulhouse , 2004 Rétrospective au Palais des Congrès d’Evian août 2002 Galerie Graal Toulouse : 2002 et 2006 Galerie Bleu de Chine à Fleurier (Suisse) juin 2010 Rétrospective à Contrexéville juillet 2010
SALONS
Salon International de Vittel 2008 et 2009 Salon d’Art Contemporain de Lunéville oct.2009 Salon du Louvre de la SNBA déc.2009 Salon Remp’Arts de Langres avril 2010 Biennale d’Art Fantastique de Saint-Léonard-de-Noblet sept.2010 Salon d’Art Contemporain de Luxeuil-les-Bains sept.2010 Biennale d’art Contemporain de Saint Brisson-sur -Loire nov.2010 Salon du Louvre de la SNBA, Paris déc.2010
Parcours
” Si longtemps déjà que la femme et l’artiste fusionnent en moi… fil de trame, fil de chaîne, chacune nourrit l’autre et tisse jour après jour, avec tant d’amour et de patience, le fil de ma vie. Depuis ce jour de printemps, j’avais seize ans, et rendez-vous au Musée Rodin avec les sculptures de Camille Claudel.
Le choc fut immense: la richesse et la profondeur de son oeuvre m’ont bouleversée jusqu’à l’âme, elles ont éveillé en moi un écho que je ne soupçonnais pas: j’ai su à cet instant que j’étais sculpteur. A partir de ce jour tout fut simple et évident, j’avais trouvé le sens, je savais enfin dans quelle direction se dirigeaient mes pas, pour quels gestes étaient faites mes mains… sculpter, sculpter…
Explorer passionnément mon essence féminine soigneusement cachée au creux de mes profondeurs, puis l’incarner dans la matière, l’éterniser dans le bronze, le plus fidèlement possible, avec tendresse et respect, parfois de l’audace et même une certaine rage. Psychanalyse permanente, chaque sculpture m’invite à explorer un peu plus profondément mes univers intérieurs, à mettre en lumière les multiples facettes du Féminin Sacré.
Ce que je découvre ne finit pas de m’étonner: j’ai en moi toutes les femmes: la mère, l’amante, la prêtresse, la Déesse, la servante, la reine, la sage ménagère, l’aventurière anti-conformiste, la scandaleuse… et toutes ces femmes que je rencontre chaque jour en moi cohabitent de plus en plus sereinement grâce au travail de la sculptrice; tour à tour j’aime basculer en chacune d’elles et ressentir l’écho qui monte en moi: je suis elles, elles sont moi, c’est si simple et si éblouissant, je vis dans ma chair l’unité avec toutes mes soeurs et je m’en régale!
La chair, ma chair… j’ai toujours aimé mon corps de femme, je l’ai toujours remercié de me donner tant de joies, il est mon lieu sacré, mon espace d’amour et de beauté… Et au coeur de mes cellules vibre mon âme, sereine et pleine, elle est le lien entre tous mes atomes, elle est le sens, elle est mon axe, ma transcendance, je ressens intensément son intime fusion avec ma chair.
Loin de toute dualité judéo-chrétienne, je sais profondément à quel point le divin est au coeur de la matière.
Après tant d’années à sculpter l’âme féminine, ma relation au divin est devenue très charnelle, c’est une sensation de puissante reliance avec tout ce qui est, une bascule de la conscience vers un état de présence intense du corps , et la joie, la joie immense d’être femme et de me sculpter! J’ai senti au plus haut point cette union intime de l’esprit et de la matière lors de la naissance de mes enfants: j’étais toute terre, patiente et offerte à l’alchimie qui s’opérait en moi… lorsque l’enfant fut là, tremblant de vie, je suis entrée alors dans une stupeur hallucinée: cette sensation de miracle ne m’a pas quittée et je regarde encore aujourd’hui avec autant de fascination mes enfants explorer la condition humaine, exprimer leur vitalité, leur unicité, leur tendresse de petits d’hommes.
Depuis lors je voue une vénération totale à la matrice féminine: nous portons en nous un lieu de Haute Magie, une porte ouverte sur le grand mystère de la vie et de la mort… quel honneur et quel privilège d’être Femme! Dieu que la vie est belle !
Jean Claude Luton, peintre
Regard
Ses glacis de résines dialoguent sans fin avec les questions d’essence que ce chercheur de sens pose.
Figuration, abstraction : qu’importe. Dans le jeu continu des formes qui surgissent et qu’il accueille comme autant d’étonnements enthousiastes, sa peinture l’emmène à la rencontre de l’être même de la vie. En se rencontrant, il retrouve ses contemporains, autant que l’eau, la terre, le ciel et le feu qui l’habitent.
» Parcours
L’itinéraire
Passer d’une expression à une autre peut éveiller la peur de se perdre, mais finalement on ne se perd jamais. On se découvre. Ce n’est qu’en se retournant que l’on voit une logique au chemin parcouru.
C’est en acceptant les multiples personnalités qui s’affrontaient en moi que j’ai pu les réunir.
La vision de l’art
J’ai toujours établi un rapport très direct entre le dessin et la vie.
Un dessin s’ébauche, est conçu sur le modèle de la vie, en devenir, pas défini.
Le dessin, la vie, l’amour sont un même mouvement.
La FIAC est devenu le Palais Brognard du marché de la peinture. On entend dans les allées de ce marché officiel des spéculateurs qui décident de leurs achats par rapport à la hausse anticipée.
L’art contemporain présente ce paradoxe d’œuvres magnifiques et de grands financiers de l’art qui associent le profit à l’extravagance ou à la provocation sans le moindre sens artistique.
Je pense qu’il y a une espèce d’incompétence, d’inconscience généralisée, de répétition : combien ont fait et refait les mêmes installations, ne proposant rien de nouveau.
La crise qui est là risque d’être radicale et durable : peut être permettra-t-elle à l’art de reprendre une place prépondérante, nous amenant à bouger et vivre autrement.
Il serait alors possible de voir d’autres valeurs que celles de l’argent, orientées sur le sens, l’expression, le développement personnel, la curiosité et le mieux-être.
Le processus de création
Je commence toujours plusieurs toiles en simultané.
Si je travaille sur une seule toile, je la massacre car j’interviens avant qu’elle ne m’appelle.
Ces toiles sont chacune en gestation. Je n’interviens que par rapport à la seule invitation de la toile.
Pas de vouloir, mais une écoute et une disponibilité à leur message silencieux.
La peinture est comme un voyage, il faut le temps du voyage pour pouvoir habiter le chemin. Je fais le choix d’une lenteur.
L’œuvre
Depuis le début, le carré est mon format.
Le carré n’a pas de sens et n’induit pas une vision de perspective avec ligne d’horizon, mais une vision de dessus, plus abstraite, même si la forme est figurative.
J’ai longtemps travaillé avec ce principe de « vue de dessus », comme si j’étais en hélico au-dessus de paysages abstraits ou réalistes.
C’est dans cette vue en à-plats que se trouve la profondeur.
La perspective est un effet, un mensonge en profondeur.
Je préfère chercher la profondeur dans la peinture elle-même, non dans l’artifice. Pour cela, je refuse la vision perspective.
Quel changement du regard apporte-t-il ?
La peinture comme toute forme de recherche, qu’il s’agisse de celle d’un astrophysicien, d’un psychanalyste, d’un mathématicien, nous conduit aux questions essentielles.
La singularité de la création artistique est la façon dont les événements, les inspirations arrivent.
Ma couleur est une essence de la couleur avec sa dimension de matière, de lumière, de profondeur, une couleur enrichie, une couleur de peinture, alors que ce que l’on nous propose aujourd’hui est une couleur d’image.
La couleur d’image n’est pas habitée, elle est sans matière, on ne cherche pas la matière dans une image. C’est un procédé mécanique, sans profondeur.
Marie-Elise Larène, Cieliste
Regard
Cieliste depuis 23 ans, le cœur ouvert à la beauté de la vie et de l’univers, elle porte la passion émerveillée d’une enfant rêveuse et la sagesse d’une femme qui a traversé le temps.
Alors que les temps sont à la difficulté d’être, elle est dans son ravissement.
Alors que la sensation de manque gagne le grand nombre, elle a la légèreté, l’économie et le respect de la vie de l’oiseau.
Alors que la contraction du quotidien assombrit bien des regards, elle s’expanse dans l’infini des ciels.
Flamboyants, nacrés, duveteux ou baignés de lune, les dramaturgies qu’elle nous offre sont autant de spectacles grandioses ou humbles.
L’itinéraire
Des débuts scolaires, modestes, mais ardents et passionnés.
Elle embrasse le thème naturaliste et devient « Cieliste ».
Sa vision de l’art
Le salut d’un être humain se situe dans sa capacité à rêver.
Le ciel rassemble toutes les attentes, les aspirations, les forces redoutables mais aussi, les douceurs et l’Amour.
La présence forte de la nature dans ses pastels est la métaphore de guides, de personnages qui préservent un équilibre indispensable à la nature.
L’âme de l’artiste prend sa plénitude dans l’infini de la nature.
Par son art, elle cherche le paradis perdu. La recherche du bonheur est inhérente à chaque humain.
« Je suis la peinture de la vie, la peinture du temps qui passe ».
Le processus de création
Créer, c’est se créer soi même. En se révélant avec toutes ses faiblesses mais aussi, la force de s’imposer tel qu’en soi même.
Le pastel se travaille très vite et disparaît aussi vite. Au millième de seconde, une forme apparaît, et si elle m’échappe, elle risque de disparaître sous un nouveau trait de pastel.
Dans les ciels de nuit, des images anthropomorphiques incroyables surgissent, des chimères.
Je travaille toujours en musique, en rythme, et les impulsions de la musique me transportent complètement.
L’œuvre
Son registre est poétique, métaphysique, romantique, et de rêverie.
Avec les nuits, très peu devient beaucoup. La nuit est liée au monde inconscient, onirique, à tout l’imaginaire des livres pour enfants. Le rêve des nuits est une autre vie.
Quel changement du regard apporte-elle ?
Le système contemporain est la part du diable, la part du mal, car « ça » nous fait mal ! Il est trop souvent habité par la stérilité, l’angoisse profonde.
L’art devrait être naturellement thérapeutique. La beauté sauvera le monde.
Nous vivons dans un monde d’usurpateurs, mais également de libre arbitre.
Deux énergies coexistent : l’énergie de la peur qui régit le monde, l’énergie de l’amour qui est à grandir.
Le mental prend des proportions ahurissantes, j’ai choisi le merveilleux du rêve.
Le cœur du drame de l’humain vient de l’ignorance. N’ayant pas accès à leur essence profonde, beaucoup n’ont pas accès à leur beauté.
Site : larenecieliste.free.fr
Pourquoi je les ai choisis ?
Pourquoi mes choix de ces artistes ?
Pourquoi ai- je choisi et invité ces Artistes sur ce site ?
Qu’est-ce que j’aime en eux ?
Qu’est ce qui m’a attirée ? Touchée ? Etonnée ?
Quelle cohérence entre des artistes, des personnalités, des expressions créatrices très différentes et souvent très éloignées les unes des autres ?
Quel est mon fil conducteur et ce qui les relie ?
J’ai identifié les traits communs suivants :
Des itinéraires singuliers et un état d’esprit
Le choix d’être eux-mêmes et d’exprimer leur essence, plutôt que leur ego : ils sont au plus près d’eux mêmes, non de l’image et du rôle que l’on attend d’eux,
Leur itinéraire de vie et les différentes ruptures et résiliences qui les ont amenés à l’œuvre,
Les résonances entre leur vie et l’œuvre,
La transmutation des blessures : ils ne se sont pas cristallisés comme beaucoup sur leurs blessures ou mal être, les rejouant sans fin dans leur œuvre sans les avoir intégrés,
Leur choix de quitter le chemin de souffrance associé des siècles durant aux artistes (artistes maudits), pour au contraire célébrer la vie et la joie,
Leur cohérence intérieure,
Leur puissance de transformation intérieure appliquée à leur vie et leur création.
Leur recherche active d’une unité de vie, d’une réalisation personnelle
La singularité du processus de création
Inspiration, vision, flash, intuitions, contemplation, centrage, synchronicités…
C’est un processus de création chaque fois unique qui les guide avec justesse,
Se traduisant toujours par l’éveil des sens subtils,
Et le pouvoir de l’imagination retrouvée.
L’amplitude de leur vision
De François Schlesser, le voyageur galactique, à Sylvain Nuccio, cet autre passeur de réalités, à la multidimensionnalité de Thierry Vermont, ou aux réalités parallèles de Claude Maréchal…
Les artistes éveilleurs ont un pied dans l’universel,
Ils ne se limitent pas à la fenêtre étroite des sens ordinaires, ni aux interprétations limitantes sur ce qu’est la réalité,
Ils se déploient à l’infini entre visible et invisible,
Et posent ce nouveau paradigme : tout ce que nous pouvons imaginer existe !
De plus, ils se révèlent être des penseurs hors pair de la vie, de la conscience, de l’univers, des réalités, et mettent en application leurs croyances dans leur œuvre.
Le retour aux fondamentaux universels
Je les ai choisis pour leur aptitude à honorer la beauté, l’harmonie, la joie et à en faire un état d’esprit quotidien.
L’amour et le respect pour la vie, la planète, le cosmos, l’expérience humaine, leur est commun.
Ils libèrent le regard sur l’art et la création des schémas, concepts, croyances limitantes,
Ils restituent cet appel d’infini qui est nôtre depuis toujours,
Ils rendent à la Création son amplitude, son rayonnement, sa vastitude.
Les impacts de leur œuvre sur le public
Sentiment d’harmonie, de paix, de joie, de bien être,
Prise de conscience, compréhension, nouvelle perspective et perceptions subtiles…
Ils ouvrent des espaces intérieurs infinis, alors que la plupart des êtres vivent dans un état de contraction et de coupure intérieure.
Des résonances subtiles se créent entre le public, l’œuvre et l’artiste.
L’œuvre vibratoire
C’est l’une des raisons centrales de mes choix.
Leur œuvre vibre, résonne, se propage, comme une onde d’énergie bienfaisante, stimulante, apaisante…
